mercredi 30 avril 2014

Sellerie et décapage final.. du moins le début

Impressionnant.. un nouveau post à peine 2 mois après le précédent .. Je dépasse tous les objectifs ;-) Pourtant, je n'ai toujours que peu de temps à consacrer au combi… Bref
 


Avant d'entrer dans le vif du sujet, un petit anniversaire à célébrer.

D'après sa M-plate, mon combi a du sortir des chaines de Wolfsburg aux alentours de mai 1964…
Il a donc ……….. 50 ans. Ça commence à causer !



Un nouveau post, donc, pour deux nouvelles étapes entamées dans cette restoration au long cours :

La sellerie


J'ai acheté le combi avec les sièges avant revêtus de jolies housses blanches à passepoil bleu assorties à la peinture. Un peu salissant, certes, mais bien plus classe que des housses standard noires ou gris foncé de chez TMI..


Et avec un bon nettoyage (éponge douce et eau + savon de marseille, + white-spirit ou alcool à bruler sur les taches rebelles), elles étaient revenus pas mal du tout.
J'ai donc choisi de les garder telles quel, et de les compléter en fabriquant des housses assorties pour les banquettes arrière.


Je suis parti de ma banquette de troisième rang.. (avec sa housse maronnasse moche et un peu déchirée).



J'ai retiré la housse du dossier (et constaté avec plaisir que les mousses et crin étaient en état relativement correct.. Je peux les réutiliser, avec juste quelques ajouts à prévoir pour "creuser" un peu les places).



Cette housse, une fois décousue méthodiquement, m'a donné des gabarits parfaits pour découper dans du skai blanc et tracer les coutures sur les pièces de ma future nouvelle housse.




Bilan :
20€ de skai blanc qualité "sellerie"
+ 4€ de bleu pour les passepoils,
+ 5€ de fil polyester bleu
+ 10 € de mousse pour les renflements
+ 12€ pour un pied spécial passepoil adapté à ma machine
(+ 450€ pour la machine, mais que je pourrai revendre à la fin)
+ Deux ou trois soirées de couture plus tard,
=




J'ai aussi attaqué l'assise, mais là, le crin s'est désintégré, la thibaude est morte, et une rouille de surface a attaqué la structure. Un peu plus de boulot en vue !





Le décapage final




J'attaque enfin la dernière étape de ma dé-construction méthodique.... avant repartir dans le sens plus motivant de la re-construction ;-)    Mais là encore, il faut que j'en bave... le passif du combi se rappelle à moi, avec ses 17 couches de peinture/apprêts...



et des épaisseurs inavouables de mastic : 8mm mesurés sur le coin arrière gauche !



La tôle a l'air bien froissée et enfoncée à cet endroit là.. une marche arrière qui a fini contre un pilier de portail ?


Pour virer tout ça, j'ai tenté

  • Le sablage / aerogommage :
Même avec du Rugos gros grains et un jet à 4 bars, je galère pour transpercer cette couche. Il faut insister longuement sur chaque cm2.Par contre, dès que le métal se retrouve enfin à nu, il se fait grenailler instantanément.. pas top. Il faudrait donc une buse encore plus grosse pour moins de pression, beaucoup de temps des tonnes de granulat pour virer tout le mastic sans trop abimer le métal.

  • La brosse métallique.. pareil
L'épaisseur de mastic nécessite d'insister longtemps sur chaque cm2.. pas raisonnable (ma meuleuse va mourir avant la fin du toit..) ni supportable en terme de vibrations dans les poignets..

  • Le décapeur thermique (version bruleur de jardin)
J'ai d'abord testé sur une vieille portière "martyre" qui ne sera pas ré-utilisée. Et ça marche : je chauffe une petite surface de 20cmx20cm, pas trop longtemps (je m'arrête avant même que cela commence à cloquer pour ne pas trop dilater la tôle).. Puis je passe une raclette . Miracle, les 15 couches de peinture ramollies se décollent d'un coup en grosses écailles, laissant apparaitre la tôle nue !


Je finis par une passe rapide de brosse métallique et un voile d'apprêt antirouille provisoire


Bilan : en une grosse après-midi, j'ai décapé les 2/3 du toit et toute la face avant, sans la moindre déformation de tole... :-)



Et pour terminer, la méthode bourrin pour décaper le plancher de coffre arrière :

le plancher était complètement recouvert d'une sorte de voile en fibre de verre et résine, comme ceux utilisés pour rafistoler les murs et cacher la misère...
J'ai attrapé quelques cm de fibres que j'avais soulevées à la spatule, et j'ai tiré dessus. Tout s'est décollé et venu en gros lambeaux ! J'adore cette méthode !


En dessous... ben en fait, c'était encore très propre.. juste quelques cm² avec de la rouille perforante dans un coin. Je ne m'explique donc pas ce qui a pu décider un des proprios précédents à faire cette hérésie ???

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