jeudi 2 juin 2016

le garage se vide

Grande étape dans la restoration : Le combi est parti chez le carrossier.

Depuis le début, j'avais prévu d'en faire le maximum moi même, y compris les apprêts et la peinture intérieure.
Mais je comptais laisser quand même la peinture exterieur à un pro
Trop peur d'avoir de la peau d'orange, des coulures et des ondulations qui restent, sur les grands panneaux plats du combi.

Donc ça y est, on en est arrivé au moment où le combi devait rejoindre l'atelier du pro pour une cure de beaauté d'un petit mois.

Départ de la maison, tracté par la 307, avec un gyro orange magnetique posé à l'arrière et branché sur une grande rallonge allume cigare...



Et arrivée, 12km, 30mn plus tard et bien trempé...
Car il pleuvait, et sans pare-brise, le conducteur en prend plein la figure...



 Voila, on repart en le laissant là, en compagnie d'une petite Opel GT 1970 venue se faire lifter. Un jeunette pour lui ;-)



Le garage se vide - suite

Sinon, je me suis aussi séparé (provisoirement) de mon vilo ainsi que des volant, poulies et mécanisme d'embrayage...

Déposés pour être équilibrés, chez le dernier préparateur de la région toulousaine, qui usine, rectifie et équilibre encore lui même ce genre de pièces...
Même Speed Shop lui sous-traite les culasses de ses clients à usiner ou vilo à rectifier... Gage de sérieux :-)

Allez, je vous donne le nom : WG- British Car à Cugnaux... spécialisés dans les mini et triumph... mais un vilo reste un vilo ;-)


Le faisceau électrique - étape 1

Avant de déposer le combi, j'avais mesuré et maquetté les distances entre chaque élement ou bouton électrique, avec un morceau de fil de cuivre.
J'ai ensuite cloué cette "maquette de faisceau" sur une planche..


Puis j'y superpose en les regroupants les fils que j'ai pu récupérer, ceux qui se retrouvent trop courts (car routés moins direct) et sont à rallonger, ou ceux à remplacer/réparer car trop abimés



J’y ajoute mes nombreux fils supplémentaires, pour le warning, la sono, les capteurs divers, les sécurités etc. Au final, y’a pas quand même pas mal de fils, pour un vehicule aussi rustique. 




Enfin, je mets sous gaine les fils qui routeront sous le châssis ou dans les corps creux,  et je « frette » partout ailleurs, jusqu’à ce que le faisceau soit prêt à installer tel-quel dans le combi.




Tout cela sans avoir le combi sous la main ;-)



Le moteur - étape 1

Autre chantier pendant que le combi est chez le carrossier : le moteur
ou plutôt les moteurs...

Car j'avais dans la cox un moteur "hybride" dont le bas-moteur (et en particulier la distribution) était bien adapté à un combi, tandis que les culasses et carbu étaient plutôt appropriés pour une cox...

J'ai donc décidé de redémonter le moteur de la cox pour en faire 2, en complétant avec les pièces manquantes adaptées à chaque config (un AAC pour cox et des culasses carbu pour combi)


Donc on se lance : dépose du moteur de la coxc (environ 2h 1/2 de boulot)


Démontage des périphériques (et repérage consciencieux) -> 1h1/2 de plus

Et enfin, déculassage...


C'est bien calaminé (je savais que roulais trop riche depuis quelques mois...)
mais les culasses ne sont pas fendues :-) Les soupapes semblent nickel
et le jeu axial du vilo, à peine perceptible à la main, est mesuré à 9/100.. :-)
Tout est bon pour être réutilisé (après décalaminage)

Une fois l'ensemble démonté et trié, j'obtiens 2 moteurs virtuels...
Bon OK, il faut encore un peu d'imagination


- à ma gauche, le futur moteur de la cox : un 1600DA fiabilisé
1600DA avec vilo forgé et volant 200m équilibré
AAC CB2280 / poussoirs riosulence
culasses origine 041 32x35 lissées / simples ressorts renforcés + coupelles chromoly + lash caps
rampes montées rigides
34Pict3 sur pipe cb_perf / allumeur SVDA stock
DH à 1.0 /  RV 8.5
turbine dog house / alternateur petite poulie
mini-sump avec filtre intégré
boites de chauffage avec échappement à définir (pour l'instant, un vieux motorsport..)

- et à ma droite, le futur moteur du combi :
1600SA avec vilo forgé et volant 200mm équilibré
AAC stock / poussoirs Bilstein
culasses 040 SA 32x35 / simples ressorts renforcés + coupelles chromoly + lash caps
rampes stock avec rondelles ressort
31pict3 / allumeur stock
DH à 1.5 et RV 7.7
turbine dog house de DA avec dynamo et poulie stock
pompe-filtre intégré
boite de chauffages avec échappement stock / flutes gros diamètre


Je ne rentre pas dans les détails du remontage… tout est expliqué dans les VW-Tech n° 3 et 4. Juste quelques petits « trucs » supplémentaires, qui peuvent faciliter la vie :

  • è  Les cylindres et pistons étaient déjà prêts (passage au honoir à pierres, et nettoyage à grande eau pour éliminer les poussières d’abrasif !!  puis réassemblage avec segments neufs)

      J’en ai profité pour meuler très légèrement à la dremel le bords des rainures d’axe de piston.. là où se forme habituellement un léger bourrelet qui empêche souvent de rentrer ou sortir l’axe de piston sans forcer…
 



è  Préparation des culasses

Penser au rodage des soupapes, au rodage des appuis de cylindre dans les culasses, et à l’usinage d’une petite « rainure » au pied des bougies, pour pouvoir glisser la future sonde thermocouple. Puis nettoyage consciencieux à grande eau




è  Equipement de la culasse

Meulage léger des clavettes de soupape pour qu’elles s’appuient bien contre la queue de soupape

Fabrication d’un « outil maison » pour réussir compresser les ressorts (renforcés = très durs à compresser) : un serre joint avec un vieux poussoir soudé, une plaque trouée pour le fixer sur les gougeons de culasse, et un morceau de tube ajouré qui appuie sur les coupelles..



 


è  Montage des pistons (RAS)... Ah si, un support tournant, fabriqué dans un vieux morceau d'échafaudage, ça aide bien




è  Mise en place des tubes enveloppe et serrage définitif des culasses (bien penser à installer les petites tôles sous cylindre AVANT les tubes enveloppe)

è  Montage des tôles diverses, de la tige de calorstat, .. RAS



è  Montage de la soufflante.. un petit trait à la dremel sur chaque axe de volet, aligné avec le volet lui-même, permettra de confirmer d’un coup d’œil la position réelle de chaque volet, une fois le moteur en place et en fonctionnement…



è  Montage de l’allumeur dans sa bride de serrage : Après avoir moult fois galéré, à chaque réglage de l’avance à l’allumage, pour maintenir l’écrou pendant que je serrai et desserrai la vis de la bride …. j’ai finalement soudé l’écrou sur la bride !








vendredi 20 mai 2016

suite du remontage

Fabrication d un autoradio neo-vintage

Pour embarquer la musique dans un split, il existe plusieurs possibilités:

- un vrai vieux poste.
Look et son d'enfer  (au sens premier) mais difficile à trouver en etat, et écoute limitée aux ondes-courtes et moyennes... Cad france musique !! La FM connait pas...
Certains bricolos arrivent à connecter une entré jack, mais la qualité sonore reste limitée.



- un poste récent, soit rentré en force dans la planche de bord, soit glissé en dessous, ou pour certains intégré dans la plaque du conduit de ventilation. Look moderne jamais très beau...


- le modèle RetroSound, qui coûte une blinde, et ne fait pas totalement illusion avec son affichange lcd et ses boutons en façade
  

- rien de visible. Juste un ampli caché avec un connecteur jack ou apple qui remonte dans le cendrier, pour y brancher un iPhone ou autre MP3 calé dans ledit cendrier. Pas mal mais il faut changer le support à chaque changement de smartphone ;-)


- mon choix : un vrai poste ancien, qui ne fonctionne plus, mais dont les boutons puisse servir à piloter à distance un module ampli-radio moderne bien caché.



Le module coute 15e, marche sous 12v, sort 4x20w et a des entrées usb/carte sd/jack mp3/antenne radio.



J'ai soudé quelques fils sur la carte électronique, en parallèle des boutons poussoirs d'origine, et remplacé le potard de volume par des fils "rallonge".
Ces fils sont renvoyés vers la facade du vieil autoradio non fonctionnel
.


Sur le vieux poste, j'ai adapté  le potard  on/off - volume précédemment retiré du module ampli, et connecté les fils de dérivation sur les 4 boutons d'origine, qui deviennent ainsi les commandes Mode / play-pause / retour / avance.



ça donne ça : une vieille façade qui n'a l'air de rien, mais qui controle une entrée USB/aux, une radio FM à 6 préselections, et diffuse sur 4 HP en 4x20W,




Je démarre le remontage, en attendant que le carrossier ait un créneau de libre pour me finir l'extérieur, .

-volant avec colonne
-moteur d'essuie glace et compteur (a remonter impérativement avant la tablette sous le tableau de bord)
-sièges avants et ceintures


-banquette arrière et ceintures (là j'ai galéré un peu : les trous n'était plus en face ??)




-le hayon avec ses ressorts.. là j'ai galéré beaucoup car ça ne fermait plus ??? Une erreur de repositionnement de l'arche lors de sa remise à neuf ?
J'ai du retailler  et ressouder les biellettes de ressort, pour les raccourcir et enlever l'un des angles.
Après, ça refermait bien




- portières avec serrures et tringlerie (nettoyées et graissées au prealable).

 

Je m'attaque au aussi au faisceau électrique.
Les gaines sont craquelees, les cosses cassées pour la moitié et plein de fils manquants ou rafistoles.

 


Bref je repars de zéro, avec cette base  (http://www.vintagebus.com/wiring/)

J'y rajoute
- un bouton de warning
- un coupe batterie général
- une electrovanne d'essence (pour couper l'arrivée d'essence en cas de pbm ou de feu moteur)
- des fils de haut parleur
- un eclairage a led dans le compartiment moteur
- et quelques dispositifs ''antivol électronique'' que je ne détaillera pas 😆







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dimanche 15 mai 2016

La peinture au pétard....

Je démarre ..... enfin ....... la peinture.


-> D'abord les petites pièces de quincaillerie, dont la plupart seront cachées...
J'utilise de la peinture pour métal glycéro standard, de chez Casto... C'est juste pour faire propre et retarder la rouille de surface...
Appliquée au pistolet, après dilution au white spirit.



-> Ainsi que le plancher de cabine
-  D'abord des cordons de mastique PolyUrethane sur les jointures de tole et les soudures, lissés à l'acétone
- Puis une couche d'apprêt spécial tôle galvanisée
- Enfin,  2 couches de peinture glycéro blanche...



-> Et les zônes qui seront ultérieurement recouverts par des panneaux ou habillages (flancs, toit, coins arrières...), également à la glycero blanche



Deuxième étape : le ponçage de l'apprêt garnissant pour peindre les intérieurs à la peinture carrosserie
-> Application d'un léger voile de ponçage (apprêt en bombe couleur marron)

 

-> ponçage au P400 - P800 à l'eau, jusqu'à faire disparaître le voile, mais sans traverser !!
(si je traverse, j'ai une bombe d'apprêt garnissant de retouche...)
Des heures sans fin et des dizaines de petits reliefs à poncer, dans l'eau, avec les doigts qui gercent et les ongles qui rétrécissent !!! J'ai connu plus agréable comme boulot !

 

-> Même topo pour les intérieurs des ouvrants



Enfin prêt à peindre  les intérieurs !!!

-> Je commence par me fabriquer une cabine à peinture, façon Dexter
  - polyane agrafé sur les murs et au plafond,
  - de l'eau aspergée sur le sol,
  - des spots partout et une grosse VMC qui souffle à travers un filtre d'aspirateur...
  - des chauffages radiants pour réchauffer l'ambiance



-> Peinture proprement dite :
  Une peinture cellulosique brillant-directe (gamme Camion) fournie par mon carrossier
  (3kg de blanc ivoire RAL 9001" + 2kg de bleu "________" pour l'ensemble du combi inter+exter)
  Un pistolet premier prix de chez casto, avec une buse de 1.5
  Un compresseur 2CV 50L (avec filtre dehumidificateur sur la sortie)

 - Masquage des zones à ne pas peindre (plastic ou papier journal et scotch de masquage)



 - Dégraissage méthodique, d'abord à l'alcool à bruler, puis au dégraissant anti-silicone de carrossier  (1L suffit pour tout le véhicule..).. passer un chiffon imbibé de dégraissant, et essuyer immédiatement après avec un chiffon propre et sec (du sopalin va très bien...) pour ne pas juste étaler la crasse...


 - Protection du peintre : un casque anti-bruit + un masque à gaz + une casquette pour les cheveux... J'ai gardé les lunettes 5mn, avant qu'elles ne commencent à le voiler !



 - Peinture ! 2 couches espacées de 20mn à peu près
 - Séchage : au moins 24h sans rien toucher.

Je n'ai pas fait de photos de la phase de peinture proprement dite : Mon appareil photo n'aurait pas survécu aux vapeurs de solvants et traces de peinture...
Mais le résultat est sympa... très peu de poussières, pas trop de peau d'orange et un laqué très satisfaisant :-)




Photo avec un siège et la moquette réinstallés :



Quand même grosse coulure, sur une zone bien visible :-(
Mais merci à la peinture "brillant direct", si la couche est suffisamment épaisse, c'est rattrapable par ponçage - polissage - lustrage...


Si j'attaquais directement au papier de verre, même fin et avec une câle, je percerais rapidement les abords de la coulure, avant de l'avoir éliminée..

Truc de carrossier trouvé sur le net : recouvrir de mastic cellulosique ( = mastic de finition).
Il a sensiblement la même dureté que la peinture elle même, et sert de support de ponçage pour attaquer la coulure bien à plat sans toucher autour...
-> Poncer l'ensemble au P400 puis P800-1000 à l'eau et à la câle, jusqu'à disparition du mastic.
-> Polir au P2000 et enfin polisher pour retrouver le brillant






Les intérieurs sont tous peints... on va pouvoir attaquer le remontage :-)
(les extérieurs seront peints par le carrossier, dès qu'il aura un slot libre, normalement début Juin)