mardi 5 avril 2016

Avant et Aprêts... 1000 fois sur le métier tu remettras ton ouvrage...

Je reprends le fil de ce blog, après une grosse interruption de 8 mois....
Le temps qu'il m'a fallu pour retranscrire et re-formater tous les anciens articles de F4E, avant de penser à en écrire des nouveaux..
Mais le boulot sur le combi a continué dans l'intervalle...


Masticage de l'intérieur des ouvrants

ainsi que du toit / du compartiment moteur / du flanc gauche / des gouttières et encadrements intérieurs / etc....
Et mine de rien, il y avait du taf...



Une fois les mastics considérés enfin comme OK,  j'ai pu dérouler l'étape suivante : masquage et application de la couche d'apprêt garnissant, intérieur d'abord, puis exterieur..  ça commence à ressembler à un combi :-)

 


Puis j'ai remonté à blanc tous les ouvrants, pour vérifier et apprécier le résultat final.


Et là, quelques grosses déceptions :-(   plusieurs ajustements vraiment pas réguliers que je ne peux pas me résoudre à garder en l'état.
Pas d'échappatoire : il fallait reprendre ces zones à la racine, réattaquer à la disqueuse et ressortir le poste à souder.


=> Encadrement de hayon
J'avais remplacé au cours de la resto la tôle intérieure et le renfort, mais je n'avais modifié ni la gouttière ni la tole extérieure qui semblaient propres... Erreur. Une fois le hayon monté, c'est pas bo


Découpe de la tôle d'encadrement et de 50cm de gouttière..


Puis formage et soudure des nouvelles tôles, en les alignant sur le hayon lui même ou sur une ficelle tendue entre les 2 coins






 => Le capot moteur
Lui est complètement bombé sur son bord supérieur.. et du coup, par rapport à l'arrière plat, j'ai les coins qui rentrent et le milieu qui ressort !!
Sans compter un jour de presque 1cm au milieu quand les coins sont au contact.

Comment j'ai pu ne pas remarquer ça quand je l'ai démonté ?


J'ai bien essayé de le redresser, en coupant les renforts intérieurs et en les ressoudant après avoir bridé le capot à plat sur l'établi. Mais après deux soirées d'essais infructueux, je jette l'éponge... En tout cas pour le moment.




Et je me rabats sur une solution  de remplacement provisoire, même si moins satisfaisante : un capot neuf brasil 72-76
Il est légèrement différent mais adaptable (et trois fois moins cher que les capots NOS)
Il faut quand même sérieusement adapter la structure intérieure pour pouvoir y monter la serrure


Mais au final, il est plat, bien ajusté, et n'a pas besoin de mastic  :-)



=> L'aile avant droite
Au niveau du marchepied, elle dépassait de plus de 5mm de la portière, une fois celle ci ajustée partout ailleurs.
Là j'ai une excuse : j'ai changé cette portière... peut être qu'avec l'ancienne portière (défoncée et réparée à l'arrach), l'aile (elle aussi remplacée et montée approximativement) jointait mieux...


Pour la redresser et tirer un peu vers l'interieur, j'utilise la technique sioux de la disqueuse...
Un trait de coupe dans le sens de la longueur, qui va supprimer une bande de métal de 3-4 mm à peu près. Puis re-soudure en remettant les 2 cotés bord à bord (donc avec les 3-4 mm de moins)

Le résultat, déjà mastiqué et ré-apprêté  (pas pris d'autre photo pendant l'opération...) me va enfin...



Mais vu que j'ai fait la même chose sur le côté du hayon, vous pouvez voir avant-pendant-après








Même si il reste encore quelques petits points à ajuster (câlage des charnières, un support de joint de déflecteur, un point à régler sur le cadre de vitre coulissante...), je peux enfin considérer le poste "tolerie et mastic" terminé !!

Maintenant, Maestro, peinture !






mardi 5 mai 2015

3 - 2 - 1 - mastic

ça y est, je me suis lancé : Premières applications de mastic...

Puis ponçage
Nettoyage-aspiration
Re-mastic là ou des creux sont sensibles sous la main
Re-ponçage ....
Bref, une opération fastidieuse, que je ne vais pas détailler.

Juste une experience personnelle : mieux vaut en tartiner plus large (et un peu plus épais),
Puis poncer pour obtenir d'abord une surface bien plane et bien affinée sur le pourtour.
Enfin,  poncer encore pour diminuer l'épaisseur autant que possible, jusqu'à voir ré-apparaitre en transparence le métal aux endroits pro-éminents..
Et là, stop. Car si le métal re-traverse, ça va refaire une bosse proéminente tout de suite


 J'ai fait - la face avant


 Le coin arrière gauche

 Le toit et les rajouts de gouttières


 Le flanc droit

 Mais finalement pas le flanc gauche, vraiment trop abimé et pas masticable, malgré mes essais de points de rétreint ... (j'ai assez pesté contre la précédente restoration faite au mastic sur plusieurs cm d'épaisseur, pour ne pas faire pareil moi-même !)


 Une seule option : l'ablation totale et une greffe...
 en photos





le résultat final, et en lumière rasante... c'est quand même bien mieux :-)




J'ai aussi fait les intérieurs des ouvrants, et quelques pièces diverses..  Mais franchement, ras le bol de poncer !!!



lundi 23 mars 2015

Le mastic... toujours pas.

En toute logique, j’aurais dû maintenant démarrer le masticage

























Mais l’ampleur de la tache m’effraie un peu :
Il y a des bosses, impacts et petites ondulations partout ! Sur tout le tour du toit, sur les flans, les base de caisse, la face avant, les tours de vitre, ..... partout.
Comme si il était passé dans une machine à laver géante, avec une brassée de cailloux ???

 

 



Et en cadeau bonus, le mastic polyester n’étant pas compatible avec l’apprêt posphatant, il faudra d’abord re-décaper… Je me mord les doigts de ne pas avoir utilisé d'apprêt époxy partout, au lieur du phosphatant :-(

Alors je recule, repousse l'échéance et me trouve encore quelques dernières excuses occupations plus mécaniques






Réfection du démarreur


démontage, nettoyage, contrôle et re-graissage (si nécessaire)


- Du collecteur (poncé au P400)
- Des charbons (OK)
- Des bagues de palier (contrôle du jeu « modéré »)
- Des cannelures hélicoidales du pignon lanceur
- Du contacteur de puissance dans le solénoïde (source classique de perte de puissance du démarreur)


- Puis brossage et peinture…



Nettoyage du filtre à air


Difficile d’imaginer un élement plus sâle que ce filtre, qui est une véritable usine à cambouis : s’y mélangent allégrement huile, air et poussière.
Un bac, 1L de pétrole désaromatisé, un pinceau, et un peu de peinture plus tard :



Moteur : séance de métrologie

Un pére Noel chinois m’ayant amené la panoplie complète du petit métrologiste, j’ai pu enfin contrôler toutes les pièces que j’avais amassées, entre un 1300DA complet, acheté d’occase pour servir de base, et un rab de vieilles pièces issues de la resto du 1600 de ma cox.




-> Vilbrequin :


Diamètre des manetons mesurés au micromètre
Faux-rond au niveau du palier milieu mesuré avec un comparateur, en faisant tourner le vilo dans ses coussinets de palier 1 et 4 fixés sur l’établi et bien huilés. Résultat < 0.01 mm (le vilo sur la photo n'est pas le bon ;-)




-> Jeux Piston-Cylindre : (kit 1300 + le vieux kit 1600 de la cox) :

Relevé du diamètre du piston avec un micromètre, sur la jupe, perpendiculairement et environ 2cm en dessous de l’axe du piston..



Câler ensuite le 0 du contrôleur d’alésage à cette mesure dans le micromètre,
Et vérifier enfin l’écart de diamètre et l’ovalisation du cylindre (sur plusieurs diamètres et hauteurs)

 


-> Jeux à la coupe :

démonter le 1er segment (feu) du piston, et le rentrer seul dans le cylindre. Mesurer la fente avec jauge d’épaisseur



-> Usure des guides de soupape

Enfiler la soupape dans le guide, jusqu’à ce que l’extremité de la queue affleure (coté culbuteurs)
Mesurer alors (avec un comparateur ou un pied à coulisse) l’amplitude de basculement de la tête de soupape.


Jeux « normaux » entre 0.15 et 0.30mm / Jeux maxi à 0.8mm
(lors d'une refection, à partir de 0.5 - 0.6, un changement des guides est à envisager…)


-> Diamètre queues des soupapes :

Mesure au micromètre, là où la queue coulisse dans le guide.
Diamètres mini : 7.90 et 7.87... cf RTA . p7


-> tassement des ressorts de soupape..

Un pèse personne mécanique 1er prix (10€ chez carrouf, beaucoup moins chez Emmaus) + une perceuse colonne + une tige de longueur « calibrée » (31 mm soit la longueur "comprimée")
Il n’y a qu’à compresser le ressort avec le mandrin (sans le faire tourner ;-) jusqu’à ce que le ressort atteigne la même longueur que la tige calibrée, et à lire l’effort sur la balance (normalement 57 +/-4 kg)… Je peux ainsi trier les ressorts qui auront les caractéristiques les plus proches

 


-> Faux-rond des tiges de culbuteurs :

Je fais tourner chaque tige maintenue et centrée entre 2 vieux poussoirs, et mesure au comparateur
maxi toléré par la RTA : 0.3 mm



-> volume des chambres de culasse

Là, pas besoin d'outillage de métrologie ultra précis... un disque transparent découpé dans une boite de CD et percé, et une seringue achetée 1€ en pharmacie (pas besoin de l'aiguille au fait...) .
Soupapes mises en place et graissées pour l'étanchéité, bougie vissée.. y'a plus qu'à remplir d'eau avec la seringue, jusqu'à ce que la dernière bulle disparaisse sous le disque.

 



-> Usure des paliers du bloc

J’ai eu du mal à trouver des valeurs répétables et cohérentes les unes avec les autres… parfois bonnes, parfois trop lâches, et parfois plus serrées que l’origine !! De quoi douter de la fiabilité de ces mesures :-o

En effet, en considérant le cas classique d’un carter avec un plan de joint usé autour du palier 3 :

Lorsqu’on resserre le bloc sans les coussinets, pour prendre la mesure horizontale, cette usure va « disparaitre ».. D’où des mesures étonnamment bonnes trouvées avec un carter complètement rincé



Quant à la mesure verticale, elle est facilement faussée par le moindre 1/10 de mm de décalage entre les 2 demi carters… ce qui arrive facilement, malgré les pions de centrage.



Donc, à moins d’avoir beaucoup d’expérience, difficile d’être confiant sur ces mesures.
J’ai préféré me fier à la profondeur de l’empreinte laissée par les coussinets dans les paliers du bloc, à peine détectables, et au fait qu’il fallait forcer un peu pour sortir les coussinets, preuve qu'ils étaient encore bien sérrés... état OK…




Mon combi a maintenant à nouveau des roues, des suspensions, des freins, une direction, une boite de vitesse et un embrayage…

Là, je crois que ne vais plus y couper…
Prochain épisode : opération Mastic !